Contes

Le vieux sage et les deux voyageurs

Khomayoun observant Khomay, Miniature persane (1396)

Il était une fois un vieil homme assis à l’entrée d’une ville.


Un voyageur s’approcha de lui et lui dit : 
- Je ne suis jamais venu ici. Comment sont les gens dans cette ville ?"
Le vieil homme lui répondit par une question : 
"Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?" 
- Egoïstes et méchants, c’est la raison pour laquelle j’étais bien content de partir", dit le jeune homme.
Le vieillard répondit :
"Tu trouveras les mêmes gens ici."

Un peu plus tard, un autre voyageur lui posa la même question :
- Je viens d’arriver dans la région. Comment sont les gens qui vivent dans cette ville ? 
Le vieil homme répondit encore une fois par la même question :
"Dis-moi mon garçon, comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?"

- Ils étaient aimables et accueillants. J’avais de bons amis et j’ai eu du mal à les quitter, répondit le jeune voyageur.
"Tu trouveras ici les mêmes", répondit le vieil homme.

Un homme assis tout près de là et qui avait tout entendu s’approcha du vieux sage et, sur un ton désapprobateur lui demanda :

- Comment peux-tu donner deux réponses différentes à la même question ?
Le vieil homme répondit :
"Chacun porte en lui sa vision du monde. Celui qui n'a rien trouvé de bon dans son passé ne trouvera rien de bon ici non plus. Celui qui avait des amis loyaux dans l'autre ville trouvera des amis loyaux et fidèles ici ; car chaque être humain a tendance à voir dans les autres ce qu'il est en son propre coeur." 



Conte soufi

 

Les portes de l'Enfer et du Paradis

Myoan Eisai (1141-1215), fondateur de l'école Rinzaï.jpg

Nobushige le samouraï se présenta devant le maître zen Hakuin et lui demanda :
- Y a t-il réellement un paradis et un enfer ?
- "Qui es tu ?" demanda le maître
- Je suis un samouraï répondit le guerrier
- "Toi, un soldat !" s'exclama Hakuin. "Mais regarde-toi. Quel seigneur voudrait t'avoir à son service ? Tu as l'air d'un mendiant."

La colère s'empara de Nobushige. Il saisit son sabre et le dégaina. 
Hakuin poursuivit :
- "Ah bon, tu as même un sabre !? Mais ton arme est sûrement trop émoussée pour me couper la tête."


Hors de lui, le samouraï leva son sabre, prêt à frapper le maître. A ce moment celui-ci dit :
- "Ici s'ouvrent les portes de l'enfer"


Surpris par la tranquille assurance du moine, le samouraï rengaina et s'inclina.


- "Ici s'ouvrent les portes du paradis.", lui dit alors le maître.

 

Conte zen

Dans la rue des parfumeurs

Fatih Sultan Mehmet Han

Un éboueur entra dans la rue des parfumeurs et tomba inanimé.  
Des passants tentèrent de le ranimer en lui faisant respirer de suaves essences : son état ne fit qu'empirer.
Un ancien éboueur vint à passer. Il jugea la situation d'un coup d'oeil, mit sous le nez de son confrère des déchets infects : celui-ci reprit aussitôt connaissance.
"Ça, c'est du parfum !" s'écria-t-il.

Vous devez vous préparer pour la transition : il n'y aura alors aucune des choses auxquelles vous vous êtes habitué.
Après la mort, votre identité devra répondre à des incitations, des impressions dont vous pouvez avoir un avant-goût ici.
Si vous restez attaché par habitude au petit nombre de choses dont vous avez l'expérience, votre condition sera misérable, comme celle de l'éboueur dans la rue des  parfumeurs.

 

Idries Shah : "Contes derviches"

La Grenouille et le Scorpion

la-grenouille-et-le-scorpion.jpg

Un Scorpion devait traverser une rivière, mais ne sachant nager, il demanda de l'aide à une Grenouille qui se trouvait près de lui. Alors, d'une voix douce et suave, il lui dit :

"S'il te plaît, porte-moi sur ton dos et emmène-moi sur l'autre rive".

La Grenouille lui répondit :

- "Je serais folle ! Comme cela, à peine serons-nous dans l'eau que tu me piqueras et me tueras !".

- "Et pour quelle raison le ferais-je ?" rétorqua le Scorpion "Si je te piquais, tu mourrais, et moi, ne sachant pas nager, je coulerais ! ".

La Grenouille réfléchit un instant, et fut convaincue par l'objection sensée du Scorpion, le chargea sur son dos et ensemble, ils entrèrent dans l'eau.
À la moitié du parcours, la Grenouille sentit sur son dos une douleur intense, et comprit qu'elle avait été piquée par le Scorpion. Alors que tout deux allaient mourir, la Grenouille demanda à son fol invité la raison de son geste insensé.

- "Parce que je suis un Scorpion... " répondit-il "C'est ma nature".

Antique poésie indienne

Je lui ai demandé la Force, et D-ieu m'a donné la difficulté pour me rendre fort. Je lui ai demandé la Sagesse, et D-ieu m'a donné des problèmes à résoudre. Je lui ai demandé la Prospérité, et D-ieu m'a donné des muscles et un cerveau pour travailler. Je lui ai demandé du Courage, et D-ieu m'a donné des dangers à surmonter. Je lui ai demandé l'Amour, et D-ieu m'a confié la tâche d'aider les nécessiteux. Je lui ai demandé des Faveurs, et D-ieu m'a donné des opportunités. Je n'ai rien reçu de ce que je voulais, mais j'ai obtenu tout ce dont j'avais besoin. Ma prière a été entendue.
Gli ho chiesto la forza e Dio mi ha dato difficoltà per rendermi forte. Gli ho chiesto la saggezza e Dio mi ha dato problemi da risolvere. Gli ho chiesto la prosperità e Dio mi ha dato muscoli e cervello per lavorare. Gli ho chiesto il coraggio e Dio mi ha dato pericoli da superare. Gli ho chiesto l'Amore e Dio mi ha affidato persone bisognose da aiutare. Gli ho chiesto favori e Dio mi ha dato opportunità. Non ho ricevuto nulla di ciò che volevo ma tutto quello di cui avevo bisogno. La mia preghiera è stata ascoltata.

Désert d'ArizonaDéserts  États-Unis-Canada   La Foi et la Religion

Vieille légende hindoue

Vieille légende indoue

Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher dans un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre". Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera".


Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans". Mais Brahma répondit à nouveau :

"Non, car tôt ou tard l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour il la trouvera et la remontera à la surface".

Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour".

Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher".

Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

 

Les aveugles et l'éléphant

Les aveugles et l'éléphant

Un jour, des Indous amenèrent un éléphant. Ils l'exhibèrent dans une maison obscure. Plusieurs personnes entrèrent, une à une, dans le noir, afin de le voir. Ne pouvant le voir avec les yeux, ils le tâtèrent de la main.

L'un posa la main sur sa trompe et dit : "Cette créature est telle un tuyau d'eau." 

L'autre lui toucha l'oreille : elle lui parut semblable à un éventail.

Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : "Cela ressemble à un pilier."

Après avoir passé la main sur son dos, un autre dit : "En vérité, cela est comme un trône".

De même, chaque fois que quelqu'un entendait une description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il avait touchée.

Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs paroles n'eûrent pas été différentes.

 

L'oeil de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne peut cerner la totalité de l'éléphant.

L’œil de la mer est une chose, l'écume en est une autre ; délaisse l'écume et regarde avec l’œil de la mer. Jour et nuit, provenant de la mer, se meuvent les flocons d’écume ; tu vois l’écume, non la mer. Que c’est étrange ! 

Nous nous heurtons les uns contre les autres comme des barques ; nos yeux sont aveuglés ; l'eau est pourtant claire.

Ô toi qui t'es endormi dans le bateau du corps, tu as vu l'eau ; contemple l'Eau de l'eau. 

L'eau a une eau qui la pousse, l'esprit un esprit qui l'appelle.

 

Djalal-od-Dîn-Rûmî, extrait du "Mathnawī"

Le vieil homme et le cheval

Pure race espagnole

Un pauvre paysan chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu’il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu’on lui proposait une fortune pour l’animal, le vieillard répondait :

- Ce cheval est beaucoup plus qu’un animal pour moi, c’est un ami, je ne peux pas le vendre. 

Un jour, le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l’étable vide donnèrent leur opinion :

- « Pauvre idiot, il était prévisible qu’on te volerait cette bête. Pourquoi ne l’as-tu pas vendue ? Quel Malheur ! »

Le paysan se montra plus circonspect :

- « N’exagérons rien dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus dans l’étable. C’est un fait. Tout le reste n’est qu’une appréciation de votre part. Comment savoir si c’est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire. Qui sait ce qu’il adviendra ? »

Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d’esprit. Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n’avait pas été volé, il s’était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade. Les villageois s’attroupèrent de nouveau :

- « Tu avais raison, ce n’était pas un malheur mais une bénédiction. »

- « Je n’irais pas jusque là, fit le paysan. Contentons-nous de dire que le cheval blanc est revenu. Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode. Peut-on connaître le contenu d’un livre en ne lisant qu’une phrase ? »

Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait. Recevoir douze beaux chevaux était indubitablement un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?

Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L’un d’eux le jeta à terre et le piétina. Les villageois vinrent une fois de plus donner leur avis :

- »Pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t’ont pas porté chance. Voici que ton fils unique est estropié. Qui donc t’aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre. »

- « Voyons, rétorqua le paysan, n’allez pas si vite. Mon fils a perdu l’usage de ses jambes, c’est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir. »

Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l’armée, sauf l’invalide.

- « Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison, ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que nos fils vont se faire tuer.  »

« Je vous en prie, » répondit le paysan, « ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l’armée, le mien reste à la maison, c’est tout ce que nous puissions dire. Dieu seul sait si c’est un bien ou un mal. »



Attribué à Lao Tseu

 

L'invitation de la Folie

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Il y a très longtemps, la Folie décida d'inviter tous les Sentiments, les qualités et les défauts, pour une insolite réunion amicale inaccoutumée.

Après s'être tous réunis autour d'un café, pour animer la rencontre, la Folie proposa de jouer à cache-cache.

"Qu'est-ce que c'est ?" demanda la Curiosité.

- "C'est un jeu. Je compte jusqu'à mille et vous vous cachez ; quand j'aurai terminé de compter, je vous chercherai et le premier que je trouverai sera le prochain à compter".

Ils acceptèrent tous, à l'exception de la Paresse, de la Peur, de la Vérité - qui ne voulait pas se cacher -, de l'Orgueil qui déclara que c'était un jeu stupide, de la Lâcheté qui préféra ne pas tenter.

1...2...3... commença à compter la Folie... Et la Foi monta au ciel, l'Empressement se cacha le premier n'importe où, la Timidité (timide comme toujours) se cacha au milieu d'un bosquet, la Joie courut au milieu du jardin insouciante de trouver une véritable cachette, l'Envie se cacha dans l'Ombre de Triomphe qui avait réussi à se hisser à la cime d'un arbre plus haut, la Tristesse commença à pleurer parce qu'elle ne trouvait pas de coin adéquat pour se cacher, la Générosité ne parvenait pas à se cacher car à chaque fois qu'elle trouvait un endroit elle le laissait à ses amis.

Un lac cristallin adapté à la Beauté,

Un souffle de vent ? Idéal pour la Liberté... Jusqu'à ce qu'elle décidât de se cacher dans un rayon de soleil.

Le Mensonge se cacha... On ne sait pas vraiment où... L'Égoïsme naturellement prit la meilleure place... Le Désir et la Passion se cachèrent dans un volcan... Et l'Omission, personne ne s'en souvient. Et le Désespoir était découragé entendant qu'on en était déjà à 999...


"MILLE ! Maintenant je vais commencer à vous chercher" dit la Folie.

La première à être trouvée fut la Curiosité, parce qu'elle n'avait pas pu s'empêcher de sortir pour voir qui aurait été le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.

Et ainsi de suite, la Foi, la Passion, le Désir, l'Envie, le Triomphe, la Timidité et tous les autres.

Lorsque tout le monde fut réuni, la Curiosté demanda :

"Mais où est l'Amour ?"

Personne ne l'avait vu... La Folie commença à le chercher dans les arbres, sous les pierres, au-dessus d'une montagne...

Rien !

Puis vit un rosier, pris un morceau de bois et commença à chercher parmi les branches épineuses, lorsque soudain elle entendit un
cri... C'était l'Amour qui hurlait de douleur parce qu'une épine lui avait crevé un oeil. 

La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa d'avoir organisé un jeu aussi stupide, implora l'Amour pour avoir son pardon et, bouleversée par le résultat de ce tort irréversible, alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours. L'Amour, reprenant courage, accepta la promesse et ces excuses si sincères.

Ainsi, depuis ce temps, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours.
 

Anonyme

Les trois passoires

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 Quelqu'un vint un jour trouver Socrate et lui dit:

"Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ?

- "Un instant, répondit Socrate. Avant que tu ne me racontes, j'aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires".

"Les trois passoires ?"

- "Mais oui, reprit Socrate. Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires".

La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?"

"Non. J'en ai seulement entendu parler..."

- "Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?"

"Ah non ! Au contraire !"

- "Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain qu'elles soient vraies.

Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami aurait fait ?"

"Non. Pas vraiment".

- "Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?"

La naissance d'une tradition

Dans le fayoum egypte

Il était une fois une ville constituée de deux rues parallèles. Un derviche passa de l'une à l'autre. Quand il entra dans la seconde,les passants remarquèrent que ses yeux ruisselaient de larmes.

"Quelqu'un est mort dans l'autre rue !" s'écria l'un deux.

Tous les enfants du quartier eurent bientôt repris le cri du passant, qui parvint ainsi aux oreilles des habitants de la première rue.
Or le derviche pleurait pour la seule raison qu'il avait épluché des oignons. Les adultes des deux rues étaient si affligés et pleins d'appréhension (car les uns et les autres avaient des parents de l'autre côté) qu'ils n'osaient pas approfondir la cause de ce tumulte.
Un sage tenta de les raisonner. Aux habitants de la première rue, il demanda pourquoi ils n'allaient pas questionner les habitants de l'autre rue sur ce qui s'était passé. Il demanda la même chose à ceux de la seconde. Mais tous étaient trop désorientés pour prendre la moindre décision. Certains dirent au sage :
"Nous croyons savoir que les gens d'à côté sont atteints de la peste."

La rumeur se répandit comme une traînée de poudre. Chacune des deux communautés fut bientôt persuadée que sa voisine était condamnée.
Quand le calme fut plus ou moins revenu, il apparut aux uns comme aux autres qu'il n'y avait d'autre issue que la fuite.
L'ordre fut donné d'évacuer la population.
 
Les siècles ont passé, dans la ville désertée il n'y a pas âme qui vive. Non loin se trouvent deux villages. Chacun conserve la mémoire de sa fondation : dans l'un comme dans l'autre, on vous racontera comment, en des temps anciens, la population d'une ville menacée par un terrible fléau vint s'établir là, au terme d'un exode qui la sauva de la destruction.



Idries Shah "Contes derviches" ; d'après "Les Secrets des Reclus" du Sheikh Qalandar Shah

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